Le repas des anciens du 25 mars 2012

Superbe soleil, ciel bleu et thermomètre à 26° en ce dimanche 25 mars 2012: de quoi ravir les petits, les adultes et surtout nos anciens. Une soixantaine d'entre-eux a participé au repas offert par la municipalité. Dans son discours, le maire Thierry Blanc a retracé les évènements marquant depuis 2010. A commencer par l'annulation du repas en 2011, les travaux d'agrandissement de l'école ayant conduit à transférer les activités scolaires dans la salle des fêtes. Il est également revenu sur les perturbations engendrées par la neige au cours du mois de février. Ensuite, il a mentionné les principaux projets de la commune dans le cadre du budget 2012, qui sera prochainement soumis au vote du conseil. Enfin, il a abordé le cadre intercommunal, avec en perspective pour janvier 2013 la fusion de la CCB avec la CE2MO. Il ne restait plus qu'à partager un délicieux repas (dont vous trouverez la composition sur une des photos qui suivent) en toute convivialité, agrémenté par les talents des artistes chanteurs Gérard Musset et Blanche Basso.

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Reportage sonore

Textes et paroles

Le Chant du Départ

Auteur : Marie-Joseph Chénier. Le chant est exécuté pour la première fois le 14 juillet 1794.

 

La victoire en chantant

Nous ouvre la barrière

La liberté guide nos pas

Et du Nord au midi

La trompette guerrière

A sonné l'heure des combats.

Tremblez ennemis de la France,

Rois ivres de sang et d'orgueil.

Le peuple souverain s'avance :

Tyrans descendez au cercueil.

 

Refrain

La république nous appelle,

Sachons vaincre ou sachons périr;

Un Français doit vivre pour elle,

Pour elle un Français doit mourir.

Un Français doit vivre pour elle,

Pour elle un Français doit mourir.

 

De nos yeux maternels

Ne craignez pas les larmes;

Loin de nous les lâches douleurs  

Nous devons triompher

Quand vous prenez les armes,

Nous vous avons donné la vie

Guerriers, elle n'est plus à vous;

Tous nos jours sont à la patrie,

Elle est votre mère avant nous

 

Que le fer paternel arme la main des braves;

Songez à nous au champs de Mars;

Consacrez dans le sang des Rois et des esclaves

Le fer béni par nos vieillards,

Et, rapportant sous la chaumière

Des blessures et des vertus,

Venez fermer notre paupière

Quand les tyrans ne seront plus.

 

De Barra, de Viala le sort nous fait envie:

Ils sont morts mais ils ont vaincu.

Le lâche accablé d'ans n'a pas connu la vie;

Qui meurt pour le peuple a vécu.

Vous êtes vaillants, nous le sommes;

Guidez-nous contre les tyrans;

Les républicains sont des hommes,

Les esclaves sont des enfants

 

Partez, vaillants époux ! Les combats sont vos fêtes

Partez, modèles des guerriers !

Nous cueillerons des fleurs pour en ceindre vos têtes,

Nos mains tresserons vos lauriers

Et, si le temple de Mémoire

S'ouvrait à nos mânes vainqueurs,

Nos voix chanteront votre gloire,

Nos flancs porteront vos vengeurs.

 

Et nous, soeurs des héros; nous, qui de l'hyménée

Ignorons les aimables noeuds,

Si, pour s'unir un jour à notre destinée,

Les citoyens forment des voeux,

Qu'ils reviennent dans nos murailles

Beaux de gloire et de liberté,

Et que leur sang ans les batailles

ait coulé pour l'égalité.

 

Sur le fer, devant Dieu, nous jurons à nos pères,

A nos épouses, à nos soeurs,

A nos représentants, à nos fils à nos mères

D'anéantir les oppresseurs.

En tous lieux, dans la nuit profonde

Plongeant l'infâme royauté,

Les Français donneront au monde

Et la paix et la liberté

 

Vieillir - Poème de Marcelle Paponneau

Je croyais que vieillir me rendrait bien maussade,

Craignant chaque saison, les années, le tapage,

Le grand vent et la pluie, l'esprit qui se dégrade,

Les cheveux clairsemés, les rides du visage.

Et puis je m'apercois que vieillir n'a pas d'âge,

Qu'il ne faut point gémir, au contraire chanter

Et même, à petits pas, les jours ont l'avantage

D'être beaux et trop courts quand ils sont limités.

Je croyais que vieillir c'était le ciel tout gris,

Le printemps sans les fleurs, les lèvres sans sourire,

Les fleurs sans chansons, les arbres rabougris,

Un livre sans histoire, un crayon sans écrire.

Et puis je m'aperçois que vieillir rend bien sage,

Que je vis chaque instant sans penser à demain,

Que je ne compte plus les années de mon âge,

Peu importe le temps, le crayon à la main.

Je croyais que vieillir transformerait mon âme,

Que je ne saurais plus comptempler les étoiles,

Que mon coeur endurci n'aurait plus cette flamme,

Qui transforme la vie lorsque le ciel se voile.

Et puis je m'aperçois que les plus belles roses

Fleurissent à l'automne et sous mes yeux ravis,

Je respire très fort ce doux parfum que j'ose

Garder pour embaumer l'automne de ma vie.

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